Le Conseil de développement intègre le “comité de valorisation” du G7

Le Conseil de direction du Conseil de développement du Pays Basque a accepté de participer au groupe chargé de “mettre en valeur” le territoire basque d’ici au sommet du G7, malgré quelques voix qui s’y sont opposées en interne.

Sur les 69 membres du Conseil de direction, huit (dont le CADE) auraient exprimé leur refus d’entrer dans le « Comité de valorisation » mis en place par l’État français en vue du sommet du G7. Des chiffres qui n’ont pas pu être confirmés, le Conseil de développement de la Communauté d’Agglomération (CODEVA) comme il se nomme désormais, n’ayant pas souhaité communiquer sur les résultats du vote qui s’est déroulé ce vendredi 1er février. A défaut, MEDIABASK a dû se contenter d’un léger communiqué de presse.

On peut y lire que « les membres du CODEVA ont débattu, puis voté ‘oui’ pour participer au comité de valorisation territorial' ». La présidente Caroline Phillips ajoute que « la société civile n’est pas là pour être ‘décorative’ : nous participerons à condition de pouvoir être force de proposition et d’assurer une réelle participation et représentation de nos membres, comme nous avons toujours su le faire ».

Une « caution au G7 »

Dans un tract distribué aux membres du Conseil de direction du CODEVA avant la réunion, la plateforme « G7 EZ / Non au G7, pour un autre monde » demandait aux votants de refuser cette sollicitation, qui équivaut selon elle à une « caution apportée au G7 et à ses politiques profondément néfastes ».

« Le ‘format renouvelé’ qui vous est présenté, la participation de la société civile que l’on vous fait miroiter ne sauraient masquer le but de cet événement, bien résumé par Bernard Badie, professeur à Sciences-Po et spécialiste des relations internationales : ‘donner une image optimale de ceux qui sont les oligarques du monde occidental’ ».

Le CODEVA annonce qu’au cours de la prochaine réunion du « Comité de valorisation », qui se déroulera le 14 février, il présentera ses propositions d’animation qui s’étaleront sur l’année 2019.