Le G7, une véritable prise en otage pour les opposants

 

La plateforme G7-EZ a réaffirmé son opposition au sommet qui aura lieu à Biarritz du 24 au 26 août. Selon elle, l’organisation du rendez-vous va supposer “l’oppression de dizaines de milliers de personnes” ainsi qu’un “régime d’occupation imposé à la population du Pays Basque”.

Mediabask|25/01/2019 06:35|0 commentaires Mis à jour à: 06:37

G7-ez

Présentation de la plateforme G7 EZ! à Biarritz. (Isabelle MIQUELESTORENA)

« Notre territoire va devoir endurer des restrictions sans précédent ». Le collectif créé en opposition au G7 a répondu aux annonces du préfet qui a détaillé le dispositif de sécurité mis en place dans le cadre de ce sommet.

Le périmètre de sécurité mis en place va à l’encontre de « la liberté de circulation » comme le stipule l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Une zone qui sera réservée aux « puissants conformément aux souhaits du président des riches : Emmanuel Macron ». « Il sera tout simplement interdit de circuler sur l’espace public. Interdit de se baigner sur les plages de Biarritz, de surfer, de se promener en front de mer, du port des pêcheurs au phare », déplore-t-il.

Manifester « est un droit constitutionnel » et son interdiction suppose une attaque en règle aux principes de la démocratie, selon le collectif. Le préfet a annoncé mercredi soir qu’il sera difficilement envisageable de manifester contre le G7 à Bayonne ou Anglet, voir dans le département tout entier et le Sud des Landes. « Cette interdiction démesurée ne permettra pas l’organisation d’une manifestation sécurisée et, de ce fait, favorisera les conditions d’un trouble bien plus grand », évoque le collectif anti G7.

Rendez-vous sollicité

Il dénonce que le G7 est vendu comme une chance pour le développement du Pays Basque, intention qui peut être « légitimement mise en doute ». De la même façon, le collectif informe que les employés de la mairie de Biarritz sont invités à prendre des congés durant cette période, et qu’ils « ne pourront pas effectuer leurs missions de service public ».

Le collectif sollicite enfin un rendez-vous immédiat avec Michel Veunac. Il lance un appel à toutes les associations, organisations syndicales ou politiques à « protester contre l’organisation » du sommet et à rejoindre la plateforme.