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Premier Mai 2012

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Pays Basque

Premier mai : salariés et chômeurs ne veulent pas payer la crise

03/05/2011

Le Pays Basque a connu de nombreuses manifestations dimanche à l’occasion du premier mai. De Hendaye à Mauléon en passant par Bayonne et Bilbo on a battu le pavé en défense des droits des salariés malmenés au nom de “la crise”. Emploi, pouvoir d’achat, refus du capitalisme sauvage ou encore solidarité internationale étaient à l’honneur.

A Bayonne, 1 700 personnes selon les organisateurs, 450 selon la police ont défilé. Le cortège de l’intersyndicale CGT, UNSA, CFDT et Solidaires était mené par les salariés de Plastitube, cette entreprise bayonnaise qui prévoit des licenciements. Mais outre l’intersyndicale, était présent aussi le syndicat basque LAB toujours “ostracisé” sous prétexte d’une “violence” qui n’a pourtant plus court en ce moment. Le cortège bayonnais comptait également avec la présence du mouvement “écolo” et altermondialiste Bizi ! qui avait pour slogan “Dégage le capitalisme !” en référence au “printemps arabe”. Présents également, les anarchistes du collectif Indar Beltza qui avaient auparavant rebaptisé la rue Thiers en rue Louise Michel, rappelant que le Thiers en question était responsable de l’écrasement dans le sang de la commune de Paris en 1871 (entre 10 000 et 20 000 morts).

Pendant qu’à Mauléon LAB et Oldartu fustigeaient les “guerres impérialistes”, à Saint-Jean-Pied-de-Port, LAB encore se solidarisait avec une salariée de l’hôtel des Pyrénées. Pour LAB, M. Arambide, patron de l’hôtel, “pratique l’esclavage moderne et tient les salariés à sa merci”. Selon le syndicat, “ce restaurant se veut luxueux en apparence” mais est “sordide dans sa face cachée”.

Au Pays Basque Sud les syndicats basques auraient réuni 15 000 personnes à Bilbo, selon les organisateurs. Ils ont accusé les “gouvernements et l’élite économique” de la détérioration du marché du travail et dénoncé les réformes en cours dans l’Etat espagnol.

CCOO et UGT, les deux grandes centrales espagnoles, ont manifesté ensemble à Bilbo, Donostia et Gasteiz pour demander un “changement de politique” au gouvernement, mais elles ont fêté séparément la fête des travailleurs en Navarre.

Dans cette dernière province, les syndicats ESK, CGT, CNT et Solidari ont, eux, manifesté “contre le capitalisme” et “pour le partage du travail et la mobilisation”.

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